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Publié par Antoine DELOUHANS

Extrait nouveau roman

Bonjour tout le monde et bon dimanche !

Je n'ai pas de Nouvelle à proposer cette semaine, mais un extrait du nouveau roman sur lequel je travailles en ce moment.

Il s'agit d'un Thriller futuriste qui se voudra rythmé et court, mais je l'espère, efficace.

Il s'intégrera dans mon univers, mais tout le mystère réside justement dans le comment peut-il s'y intégrer ;)

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Heure H

La rame de tramway filait vers le centre-ville lorsque les écrans se mirent à diffuser la même image. Tous les passagers s’arrêtèrent soudain, attentifs.

« Pour fêter l’anniversaire du millénaire de notre société, la version IL015 de l’InLife sera disponible dès le 01 janvier 3334. Profitez de la promotion exceptionnelle sur l’IL014, tant qu’il est encore temps. La vie est éphémère, vivez-là ! »

Certains reniflèrent de dégoût, d’autres se tendirent soudainement. Cela faisait mille ans maintenant que la société Immortels, « régnait » sur la planète entière. C’est ce que commençait à penser beaucoup de gens ces dernières années.

Cette réalité engendra bien des abus et, évidemment, un marché noir très florissant. Cela poussait quelques désespérés vers le crime, car en volant un simple objet, ils condamnaient à mort son porteur.

Les voleurs de Vie étaient de plus en plus nombreux, car l’InLife, quel que soit la version, devenait de plus en plus chers. Bien des personnes accusaient Immortels de profiter de cette terrible maladie pour s’enrichir honteusement, ce qui, dans les faits n’était pas si faux. Immortels possédait toutes les infrastructures mondiales, elle était à l’origine de toutes les innovations technologiques, elle avait racheté toutes les entreprises productrices d’énergies. Elle était la seule société à se sortir aussi bien de la situation en devenant indispensable.

Les talons de la jeune femme claquèrent contre le sol du tramway, lorsqu’elle s’approcha de la porte. Elle descendit à la prochaine station et se retrouva sur un large boulevard. Les véhicules filaient à toute allure sur les pistes aériennes, sans aucun bruit. La jeune femme partit d’un pas assuré en direction du centre-ville lorsqu’elle remarqua une ombre derrière elle. Elle accéléra discrètement le pas et suivit les voies piétonnières. Arrivée à hauteur des premières boutiques, elle ralentit. Mais tout semblait fermé. Elle jeta un œil à sa montre, il était déjà 19h34 et la silhouette inquiétante était toujours derrière elle, gagnant du terrain. Les pas de la jeune femme devinrent des foulées, et l’ombre accéléra elle aussi…

Elle attendit l’inévitable et elle ne tarda pas à sentir une main l’attraper à l’épaule. Elle se retourna vivement.

- Diane, c’est toi ? Où vas-tu si vite ?

- Richard ? C’est toi qui me suis depuis tout à l’heure ?

- Bah oui, j’essayai de te rattraper, mais tu t’es mise à courir.

- Tu m’as fait terriblement peur ! Je croyais que tu étais un voleur de vie.

- Oh, excuses moi, je ne voulais pas ! Ça te dérange si je viens chez toi un moment, il y a quelque chose dont j’aimerais te parler.

 -Non, pas du tout, et on en profitera pour boire un verre, il faut que je me remette de ça !

Diane souffla un grand coup et se mit en marche. Quelques mètres plus loin, elle entra dans un petit hôtel particulier dans le hall duquel le concierge attendait, sa tablette numérique dans les mains, lisant les actualités.

- Bonsoir mademoiselle Solin, j’espère que votre journée a été bonne.

- On peut dire, oui, à part quelques frayeurs sur le retour !

Elle lança un sourire à l’attention de Richard avant de pénétrer dans l’ascenseur transparent que le concierge venait de lui ouvrir.

- J’oublie à chaque fois qu’on ne vient pas du même monde ! C’est splendide chez toi, commença Richard.

- Je n’ai rien fait par moi-même, lui répondit Diane qui s’était précipitée dans la salle de bain pour se passer de l’eau sur le visage. Mon père m’a tout donné !

- Justement, c’est pour parler de ton père que je suis là.

- Comment ça ?

- Il est à la tête de la plus grande arnaque de l’Histoire !

- Je sais.

- Et ça ne te fait rien ? Tu peux encore te regarder dans le miroir et te dire qu’il continue à profiter de ce virus ? Et si le virus n’était plus là maintenant ? On vit dans la peur et on achète InLife, sans savoir si on en a réellement besoin.

- Je sais.

- Et… ?

- Et alors attends encore un peu !

 

Une heure plus tard

 

- Commandeur Jewel, votre présence est requise secteur 251.

- Identification de la requête !

- Requête émise par l’officier Silvius, pour une intervention de code H.

- Bien, merci Ela, changement d’itinéraire, emmène moi au secteur 251.

 -Calcul en cours…arrivée au secteur 251 dans cinq minutes.

Le véhicule bifurqua sur la droite, suivant l’embranchement des pistes qui menaient vers le centre-ville. L’Intelligence Artificielle projeta sur le pare-brise l’itinéraire suivi. Le commandeur Jewel était un homme d’une quarantaine d’année dont la carrière brillante l’avait propulsé dans les sphères de commandement d’INPERPOL. Son visage, souligné par une moustache parfaitement entretenue, était dur et froid, autant que ses manières. Mais personnes ne se serait permis de lui faire remarquer.

 

- Journal de bord !

 

Le journal de bord du commandeur apparut sur une partie du pare-brise.

En une semaine, pas moins de cinq homicides avaient eu lieu dans sa ville. Il était responsable de la sécurité et cette série de meurtres n’allaient pas tarder à faire beaucoup de bruit et à pointer le doigt sur lui. Jewel fit défiler du bout du doigt les lignes tracées sur l’écran pour arriver à la date du jour : 22 décembre 3333.

 

- 20h30, signalement d’un code H dans le secteur 251, notez au journal de bord. Affaire à suivre.

- Arrivée au secteur 251 dans une minute.

La voix de l’IA fit sursauter le commandeur qui se redressa sur son siège. Le véhicule était sphérique et évoluait en lévitation au dessus de la piste. Tous étaient dotés d’une Intelligence Artificielle qui se chargeait de conduire les occupants de secteurs en secteurs. Le tableau de bord s’alluma.

 

- Passage en mode manuel dans 5, 4, 3, 2, 1…déconnexion du mode automatique. A vous les commandes, commandeur.

Jewel saisit le joystick sur son accoudoir droit et s’engagea dans le secteur 251. Les rues étaient composées des mêmes éléments que les pistes automatiques, ce qui permettait d’utiliser le même véhicule pour circuler au sein des secteurs. Il aperçut rapidement les lumières des véhicules de milice qui devaient établir un périmètre de sécurité, puis stoppa sa voiture. Le cockpit s’ouvrit lorsqu’il appuya sur la commande d’éjection et il put sortir à l’air libre. Il faisait un froid saisissant et se dépêcha donc d’arriver auprès de ses hommes et de demander un café.

 

- Qu’est-ce qu’on a ! demanda-t-il.

- Une jeune femme de 27 ans, d’après le fichier, il s’agit de Diane Solin.

- Solin ? Un rapport avec LE Solin ?

- Justement, c’est pour ça qu’on vous a fait venir, c’est sa fille !

- Merde ! Je me serais bien passé de ça, il ne va pas tarder à débarquer, il est toujours au courant de tout, celui-là. On a une idée de ce qui c’est passé ?

- Sa Vie a disparût.

- Ça fait la cinquième fois en une semaine qu’un voleur de Vie fait surface dans ma ville. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien en faire ?

- Bah ils les revendent surement au marché noir.

- Les Vies ne sont utilisables que par leurs propriétaires, le traitement est interdépendant avec l’ADN du porteur.

En 2300, une épidémie plantaire avait débuté. Une nouvelle maladie entraînait la dégénérescence cellulaire, à une vitesse exponentielle. Certains la nommèrent le Cancer express. En quelques heures seulement, les personnes infectées mourraient et rien ne semblait pouvoir empêcher la progression du virus. Très vite, chaque être humain se retrouva porteur du Virus DOOMED.

Immortels, encore toute jeune société de recherche médicale, trouva rapidement un remède qu’il appela, « la Vie en boîte ». A l’origine, il s’agissait d’un cube que l’on portait autour du cou et qui diffusait le remède continuellement par l’émission. Hélas, la maladie était irréversible et le remède ne faisait que freiner ses effets, sans jamais l’éradiquer. Depuis, les modèles changèrent, devinrent plus pratiques, mais si l’on voulait vivre, il fallait à tout prix porter l’un des modèles d’InLife.

 

- Commandeur, il est là ! annonça l’officier Suarez.

- Déjà ? Il est plus rapide que je ne pensais !

Jewel se précipita en direction de Monsieur Solin avant qu’il n’ait pu passer le périmètre de sécurité.

 

- Président Solin, toutes mes condoléances, mais je ne peux pas vous autoriser à la voire pour le moment.

- Commandeur, il s’agit de ma fille, je me contre-fous de vos protocoles, lui répondit Solin les dents serrées.

- Malgré le respect que je vous dois, monsieur, je vais vous demander de bien vouloir attendre quelques instants. Ce n’est pas parce que vous êtes le président d’Immortels que vous passerez par-dessus les lois de la Fédération.

- La Fédération, c’est moi, Commandeur, et si vous tenez à garder votre place en son sein, je vous conseil de ne pas trop jouer avec mes nerfs.

Jewel fixa longuement le président Solin et attendit quelques instants, puis l’officier Suarez arriva.

 

- C’est bon Commandeur, ils ont finis.

- Vous pouvez y aller, monsieur Solin.

Ce dernier lui lança un regard dédaigneux et se dirigea d’un pas rapide vers le corps de sa fille.

 

- Il n’est pas très expressif pour quelqu’un qui vient de perdre sa fille, vous ne trouvez pas ? s’interrogea Suarez.

- Ces hommes-là sont fait de glace, croyez-moi, à côté de ce genre de personnes, je suis quelqu’un de très émotif !

Suarez pouffa de rire. Imaginer le Commandeur comme émotif était assez amusant compte tenu de sa rigueur et de sa retenue légendaire.

Jewel était déjà repartis auprès du corps. Il se stoppa un instant. Alors qu’il se croyait à l’abri des regards, le président Solin était en train de prélever du sang de sa fille.


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TiphaineLUE 18/02/2017 13:21

J'aime beaucoup, mais... c'est écrit un peu petit, et c'est très serré. Est-ce que tu pourrais s'il te plaît juste augmenter un tout petit peu la taille, ou prendre une autre police ? Ce serait gentil.

TiphaineLUE 18/02/2017 16:59

Merci, c'est vraiment gentil !

Antoine DELOUHANS 18/02/2017 16:42

Bonjour Tiphaine, voilà c'est fait, c'est vrai que c'était un peu petit :)

Peter Dussoni 13/02/2017 21:24

Bonsoir.
Encore un fois, très bien écrit, et donne envie de connaitre la suite.
C'est marrant, j'ai l'impression que l'on se suit un peu. J'ai moi aussi commencé à écrire un policier fantastique, avec des gens qui meurent d’hémorragies interne, sans aucune raison...
Créer un monde n'est pas évident. Pourtant on s'imagine très bien arpenter les rues de ce cette année 3333. pas un hasard, ça, si ?
Par contre, il y a une seule chose que je ne comprends pas. Pourquoi voler un In'Life, si il ne peut fonctionner qu'avec son porteur originel. Quel intérêt de le vendre au marché noir, si il ne peut fonctionner avec aucune autre personne ?
Voilà,
Bonne soirée.
Peter.

Antoine DELOUHANS 15/02/2017 17:14

Bonjour Peter
Justement c'est le point débile de l'enquête. ça n'a aucun sens mais pour que ça se fasse, c'est qu'il y a une raison..? Quelqu'un a t il trouvé un moyen de le faire fonctionner? y a t il une autre raison??? MYSTERE ;) dont le dénouement sera (peut être) dévoilé dans le roman.
Bonne soirée
Antoine