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Publié par Antoine DELOUHANS

Les mystères du temps (suite)

Pour lire l'épisode 1 c'est ici

Un départ précipité

(Chroniques de la fin d'un monde Episode 1/Partie 2)

Lorsque je fermai la porte de mon appartement, des centaines de pensées se bousculaient dans ma tête. Ce que je venais de découvrir était tout bonnement incroyable. Si tout était vrai, il s'agissait non seulement de la plus grande opportunité qu'il m'aurait été possible d'avoir mais plus que cela encore, il s'agissait de la plus grande découverte archéologique jamais faite.

Je déposai machinalement mes clés dans la coupe qui se trouvait à l'entrée et allai d'un pas décidé jusqu'à mon mini-bar pour me servir un verre. Je m’affalai sur mon fauteuil et sorti de mon sac le dossier rouge qui hantait maintenant toutes mes pensées. J’allumai une cigarette en feuilletant les pages, n’en revenant toujours pas de cette découverte qu’avaient faite un groupe de confrères en fouillant les abords du temple d’Amon. Une carte pointait précisément l’emplacement de la première des pièces qui avait été trouvée. Au nord de ce qui était maintenant le Soudan, au milieu des nombreuses ruines de l’ancienne Soleb, une croix rouge avait été tracée. Une photo d’un masque métallique, recouvert de courbes complexes qui s’entremêlaient harmonieusement y était agrafée. Ce masque avait un air inquiétant. Son sourcil gauche était relevé en une expression sévère et une note manuscrite précisait que la matière utilisée pour forger ce masque était jusque-là inconnue. La finesse de l’ouvrage dénotait complètement des capacités qu’avaient les Egyptiens de l’époque. Et c’est pour cette raison principale que le chef de projet avait contacté la Padington’s Company.

J’avalai une gorgée de plus de mon whisky favori lorsque les billets d’avion glissèrent sur mes genoux. Je devais partir le lendemain matin pour le Caire, où m’attendrait mon correspondant sur place. Je décrochai alors mon téléphone, ne pouvant pas me permettre de partir sans prévenir personne.

"Allô ?! entendis-je au bout du fil.

- Oui papa c’est Will.

- Oh mon grand ça faisait un moment qu’on ne s’était pas eu au téléphone. Tu vas bien ?

- Oui j’ai été pas mal occupé et ça ne va pas s’améliorer. Mais ça va et toi ?

- Des problèmes de vieux, mais que veux-tu, je dois bien faire avec, me répondit-il, me décrochant un sourire.

- Je dois partir de Londres pour le travail. J’ai été contacté par une compagnie pour faire des fouilles au nord du Soudan.

- Oula ! c’est encore plus loin ça. Tu pars combien de temps ?

- C’est pour ça que je t’appelle, je ne sais pas du tout combien de temps ça va durer. Tout dépend de ce que je vais trouver sur place…

- Bon, et bien on ne te verra encore pas pour Noël alors. Fais attention à toi mon garçon et donnes nous des nouvelles surtout hein ?!

- Oui papa, je voulais te prévenir avant de partir demain. Je t’aime. Bisous.

- Je t’aime mon grand."

Puis je raccrochai le combiné.

Douze heures plus tard, je me trouvais dans l’avion qui me mènerait au Caire, un nœud insoutenable dans le ventre. Cette tension que l’on ressent avant de passer un examen ou de monter sur scène. Des souvenirs de mes plus jeunes années durant lesquelles je me produisais avec mon groupe de musique me revinrent alors qu’une turbulence un peu plus importante que les précédentes tira quelques cris de passagers inquiets.

Mon stress ne cessa pas, même lorsque je passais la douane égyptienne pour aller à la rencontre de mon contact sur place : Mokhtar.

Il se tenait dans le hall d’arrivée avec une pancarte portant mon nom.

"Bonjour, je suis William Starlight, me présentais-je.

- Bonjour Monsieur Starlight, bienvenu au Caire, me répondit-il avec son accent typique Votre avion a été préparé pour vous rendre à Soleb, vous avez le temps pour manger si vous voulez, je vous conduirai après sur la piste de la Padington’s Company."

Je le remerciai mais la faim ne se faisait pas sentir compte tenu de mon état. Nous prîmes donc sa voiture jusqu’au tarmac de la piste privée à quelques kilomètres de l’Aéroport International du Caire.

Le vol ne dura qu’un peu plus de deux heures et une Jeep Wrangler un peu usée fit le lien jusqu’au campement des chercheurs.

Exténué par ma journée de voyage, je ne pus pourtant pas résister à l’envie de visiter le site dès mon arrivée, et à mesure que mes confrères me dévoilaient leurs trouvailles, tous les fondements de ce que je pensais de l’Histoire des Hommes s’effondraient.

 

Les chroniques de la fin d'un monde seront une série d'épisodes se déroulant en même temps que mon roman "Eden" qui sortira début 2017.

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Eden, d'Antoine Delouhans

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TiphaineLUE 01/01/2017 15:38

Encore une petite correction... "C'est pour ça que je t'appelle." Car c'est le verbe appeler et pas un appel. Voilà, sinon j'ai hâte de lire la suite !!!!!!!
Bonne année.

Antoine DELOUHANS 02/01/2017 15:48

Merci beaucoup. Le mystère va perdurer parce que du coup, je ne peux pas trop en dire, au risque de dévoiler trop d'éléments du roman...

Peter Dussoni 02/01/2017 10:28

Bonjour.
Hâte de lire la suite également.
Le mystère nous tient en haleine !

Antoine DELOUHANS 01/01/2017 15:42

Exact, voilà corrigé, meilleurs vœux à vous. La suite à venir la semaine prochaine :)